Actualités · 8 octobre 2026 · Bien invendu · Lecture : 6 min · Par l'équipe Vendez Votre Immo

Prix, photos, annonce : les 3 erreurs qui transforment une bonne maison en bien invendable

Maison en pierre aux volets bleus derrière un portail vert et de la vigne vierge
Aubeterre-sur-Dronne (Charente). Photo : JLPC, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Votre maison est magnifique. Sur les photos, on dirait un entrepôt un jour de pluie.

La maison est belle, le quartier agréable, et pourtant le téléphone ne sonne pas. Souvent, le problème est en ligne, avant même la visite. Trois erreurs reviennent sans cesse, et toutes se corrigent.

Erreur n° 1 : un prix calé sur les annonces

Les prix affichés par les biens concurrents sont des prix demandés, pas des prix de vente. Se caler dessus, c'est souvent se surestimer. Les ventes réellement conclues sont publiques : la base DVF (app.dvf.etalab.gouv.fr) indique les transactions des dernières années, rue par rue.

Exemple fictif, pour montrer la méthode : une maison de 120 m² affichée au niveau de deux maisons voisines annoncées, comparée aux ventes réelles du secteur.

Exemple chiffré : prix affiché et ventes réelles

Prix affiché (120 m² × 2 500 €)300 000 €
Ventes comparables dans DVF, deux dernières années (120 m² × 2 150 €)≈ 258 000 €
Écart avec les ventes réellesplus de 15 %

Les acheteurs qui ont déjà visité dans le quartier le voient tout de suite. Pour comparer, choisissez des ventes vraiment proches : même type de bien, surface et terrain voisins, même secteur. DVF ne dit rien de l'état intérieur : une maison refaite à neuf et une maison à rénover y apparaissent côte à côte.

Un prix trop haut a un effet pervers : le bien n'apparaît pas dans les recherches des bons acheteurs, et il s'use pendant des mois avant la première baisse. C'est l'une des causes les plus fréquentes d'une maison invendue.

Attention aux filtres de budget. Sur les sites d'annonces, les acheteurs filtrent par budget : affichée à 305 000 €, une maison disparaît des recherches « jusqu'à 300 000 € », celles de ses acheteurs les plus probables.

Erreur n° 2 : des photos qui desservent le bien

Les acheteurs décident en quelques secondes de cliquer ou non. Désencombrer, ouvrir les volets, photographier par beau temps et choisir la bonne première photo changent tout.

Les acheteurs décident en quelques secondes de cliquer ou non.

Erreur n° 3 : un texte qui ne vise personne

« Belle maison familiale, proche commodités » : ce texte pourrait décrire n'importe quelle maison. Une bonne annonce dit à qui le bien s'adresse et ce qu'il permet : télétravailler au calme, accueillir ses parents, créer une chambre d'hôtes, agrandir sur le terrain. Elle répond aussi aux questions qui inquiètent : chauffage, travaux à prévoir, diagnostics.

Avant d'écrire, posez-vous une question : qui va acheter cette maison ?

Un jeune couple

Qui veut un jardin.

Des retraités

Qui cherchent le plain-pied.

Une famille

Qui a besoin d'un bureau.

Le texte, l'ordre des photos et même la première phrase en découlent.

Les mentions obligatoires, aussi un argument

Une annonce de vente doit afficher les étiquettes énergie et climat du DPE et, pour un logement, le montant estimé des dépenses annuelles d'énergie pour un usage standard, avec l'année de référence des prix. Un logement classé F ou G porte la mention « logement à consommation énergétique excessive ». L'annonce doit aussi indiquer où consulter les risques auxquels le bien est exposé (le site Géorisques). Quand un professionnel la publie, le prix est affiché honoraires compris, avec la part qui revient à l'acheteur.

Plutôt que de laisser un DPE médiocre parler seul, expliquez-le : chaudière ancienne, combles non isolés, et ce que l'audit énergétique propose pour y remédier. Un acheteur informé négocie souvent moins qu'un acheteur qui découvre le problème pendant la visite.

Corriger une annonce, étape par étape

  1. Lire les chiffres : vues, contacts, visites. Beaucoup de vues et peu d'appels : le prix ou les photos bloquent. Des visites sans offre : le prix, ou un défaut que l'annonce ne prépare pas.
  2. Refaire l'estimation à partir de DVF et de l'avis d'un professionnel qui connaît le secteur.
  3. Refaire les photos après rangement, par beau temps, en choisissant la photo principale avec soin.
  4. Réécrire le texte pour le public visé, en répondant d'avance aux questions qui fâchent.
  5. Revenir en ligne avec une présentation entièrement nouvelle.

Les fausses bonnes idées

Et si le bien est déjà en ligne depuis longtemps ?

Retirer l'annonce quelques semaines, corriger le prix, les photos et le texte, puis revenir avec une présentation entièrement nouvelle donne souvent de meilleurs résultats qu'une énième baisse de prix sur une annonce usée. Le plan d'action pour un bien invendu depuis des mois détaille la marche à suivre.

Notre approche

Nous regardons votre annonce avec les yeux d'un acheteur, et nous vous disons ce qui, selon nous, freine la vente : prix, présentation ou public visé. Voir aussi notre page sur les biens difficiles à vendre.

Questions fréquentes

Comment connaître le vrai prix de vente des maisons de mon quartier ?

Sur le site public DVF (app.dvf.etalab.gouv.fr), qui recense les ventes réellement conclues.

Faut-il des photos professionnelles pour vendre ?

Elles aident beaucoup, mais l'essentiel est de désencombrer, d'ouvrir à la lumière et de choisir la bonne photo principale.

Faut-il retirer une annonce qui ne marche pas ?

Souvent, quelques semaines : on corrige ce qui bloque et on revient avec une présentation nouvelle.

Quelles mentions sont obligatoires dans une annonce de vente ?

Les classes énergie et climat du DPE, l'estimation des dépenses annuelles d'énergie, la mention « logement à consommation énergétique excessive » pour les classes F et G, et l'accès aux informations sur les risques (Géorisques). Un professionnel ajoute ses honoraires et précise qui les paie.

Un particulier qui vend seul doit-il afficher le DPE dans son annonce ?

Oui : les étiquettes du DPE et la mention des risques s'imposent à toute annonce de vente d'un bien soumis au DPE, qu'elle soit publiée par un professionnel ou par un particulier.

Votre bien ressemble à ce cas ?

Parlez-nous-en : on regarde le dossier avec vous, sans engagement.

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